Fidèle comme un chien, fidèle à son chien avec toi c'était notre ligne de conduite.
J'ai du prendre la décision de mettre un terme à tes souffrances il y a deux jours.
Tu avais 15 ans, depuis ces 4 dernières années tu avais du diabète, je devais te faire deux injections par jour. Avant chaque injection, tu te laissais faire car après tu allais mieux et comme pour me remercier tu aboyais une fois. Lorsque j'arrivais le soir, tu m'attendais derrière le portail, tu me sautais dans les jambes, nous avions notre cérémonial : l'injection, la friandise, le repas et pleins de caresses et bisous.
Lorsque tu étais jeune, tu sautais dans l'herbe des prés, tu creusais pour attraper des mulots qui bien souvent passaient entre tes pattes.
Mais depuis quelque temps, tu n'avais plus la forme, tu étais presque aveugle, ton odorat avait disparu, j'arrivais mais tu n'avais plus la force de me faire la fête, tu n'avais plus le cœur à rien.
Dans la nuit du 4/07 ton état s'est dégradé, ton aboiement n'était plus le même, tu avais fait tes besoins sur toi, tu ne tenais plus sur tes pattes, j'ai du prendre la décision que je redoutais, j'espérais que tu allais partir dans ton sommeil, mais non, je n'avais pas le droit de te laisser souffrir, tu m'avais donné tellement d'affection.
Le véto a compris qu'il n'y avait plus rien à faire.
Tu étais là sur cette table d'osculation, enveloppée dans un drap, tu ne contrôlais plus rien, ni caca ni pipi, tu aboyais toujours, tu souffrais, j'ai essayé de te rassurer mais tu sentais la fin venir.
Le véto a fait une injection mais avant j'ai embrassé ta truffe, je t'ai dit que tu allais au paradis des chiens, doucement j'ai pris ta tète sur ma main comme on faisait souvent, j'ai allongé ton corps, ,je l'ai caressé pour la dernière fois, on aurait pu croire que tu dormais,
Apres toi je ne veux plus de chien car ton souvenir restera gravé dans mon cœur.
Jean-Luc
(juillet 2011)